OFFICE A NOTRE PERE
PARMI LES SAINTS JEAN
DE CHANGHAÏ ET SAN FRANCISCO
PONTIFE ET THAUMATURGE

Célébré le 19 juin (a. c.) ou le samedi suivant.

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Petites Vêpres

Lucernaire. 4 stichères, ton 1

(idiomèle: des ordres célestes- ) 

Habitacle de la Sagesse céleste, couronne toute lumineuse des ascètes, vase parfumé de la grâce divine, splendide fleur de virginité et lys d'humilité, diadème étincelant des pontifes, ô très admirable Jean, nous te magnifions.
Allégresse des ordres célestes, uni aux chérubins par ton tempérament de prière, soleil de l'amour divin auquel les cœurs humains se réchauffent; pour nous qui sommes prisonniers de la longue nuit du péché, fais luire la clarté matinale du salut par tes prières, ô pontife du Christ digne de béatitude.
Exultation des ordres célestes, leur voix toute suave, ô théophore des derniers temps, te glorifie dans les hauteurs. Et nous sur terre t'honorons avec amour comme notre fidèle intercesseur.
Réjouissance des ordres célestes et ardent artisan de prière pour les hommes sur terre, très admirable thaumaturge Jean, prie le Christ Dieu pour nos âmes.

Gloire ... ton 8 .

Venez, assemblée des fidèles, exultons aujourd'hui, prosternons-nous devant la source incorrompue de miracles, glorifions le Christ notre Dieu admirables dans Ses saints, venez, écrions-nous ensemble vers Lui : Tu es béni Seigneur, Qui as donné à Ton monde ce luminaire pour libérer Ton peuple des égarements de ce siècle. Accorde-nous donc la rémission des péchés par les prières du bienheureux Jean.

Maintenant ...
Theotokion, même ton .

De ceux qui accourent sous ta protection, Vierge Très Pure, élève les prières vers Dieu ami de l'homme afin qu'Il sauve tous tes serviteurs.

Apostiches, 3 stichères , ton 2 :

(idiomèle: dans la maison - )

Venez, chantons notre pasteur bien-aimé et ornons dignement sa mémoire de louanges : car il est l'intercesseur de salut pour ceux qui le vénèrent.
Verset : Ma bouche va faire entendre la sagesse, et mon cœur médite de prudents avis.
Venez, exaltons celui qui éleva un temple à la Mère de Dieu, étant lui-même la joie de tous les affligés et le temple de l'Esprit Saint.
Verset : Ecoutez ceci, toutes les nations, prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers.
Venez, admirons la vie du Juste et magnifions le Christ, affermissant Jean dans ses ascèses jusqu'à la fin.

Gloire ...et maintenant :
même ton.

Délivre-nous, ô très Pure Vierge, de toute affliction, et les plaies de nos péchés, ô toi qui es bonté, guéris-les.

Tropaire ton 5

Le soin que tu pris de ton troupeau dans son errance* c’est la préfiguration de tes prières * élevées sans cesse pour le monde entier* telle est notre croyance, nous qui connaissons ton amour* Pontife et Thaumaturge Jean !* Tout entier sanctifié par Dieu dans le ministère sacré des très purs Mystères* par lesquels tu t'es toi-même sans cesse affermi* tu as visité ceux qui souffraient, ô très réconfortant guérisseur,* visite-nous tous maintenant pour nous secourir,* nous qui de tout cœur te vénérons.

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Grandes Vêpres

Bienheureux l’homme 1ère antiphone

Lucernaire : 8 stichères .

Ton 6

Tu devins un vase débordant de la Grâce, ô Jean, notre excellent maître, thaumaturge universel. Qui pourra dire : il n’y a plus maintenant dans le monde d’hommes doués de la grâce, plus désormais de justes ? Incrédules, assagissez-vous, comprenez que Dieu est avec nous, vous qui vivez dans les ténèbres et l’ombre de la mort, en contemplant incorrompu celui qui gisait dans le tombeau, soyez pris de honte et tournez-vous vers le Dieu véritable, car Dieu est avec nous et le restera sans défection jusqu’à la fin du monde. (2 fois )

Orient et Occident, Septentrion ou Midi, soyez dans l’allégresse, Cieux, réjouissez-vous, accueillant le nouvel ange, l’homme de prière divinement inspiré, le pasteur anargyre, le praticien de la Grâce, le prophète et l’annonciateur de la Bonne Nouvelle, Jean notre excellent défenseur, et notre ferme avocat au Jugement. ( 2 fois )

Comment serait-il possible que celui qui fut aimé n’ait point d’amour ? Et comment ne t’aimerions-nous pas, toi qui nous as aimés jusqu’à la fin, ô pasteur saint et sans malice, toi qui sans cesse nous affermis dans les épreuves et intercèdes avec la Mère de Dieu devant le trône de la Très Sainte Trinité, demandant la rémission des péchés pour nous tous qui te vénérons.

Ô amour de ton divin mystère ! En vérité tu t’es révélé le fils de notre Père qui est aux cieux, ô Jean, admirable Juste : le Père fait briller Son soleil sur les méchants comme sur les bons, et fait pleuvoir sur les justes comme sur les injustes, et toi, tu priais pour tes ennemis, vainquant ainsi le seul ennemi de tous dès l’origine, le diable, et manifestant la perfection des vertus.

Dès ta bienheureuse dormition ton tombeau se révéla aussitôt un bassin de guérisons et une source abondante de miracles. Combien plus encore maintenant, ô Père très bienheureux, quand l’Eglise combattante t’a glorifié, a découvert avec componction tes reliques incorrompues et les a placées avec honneur dans l’église où selon sa dédicace même tu accordes la joie à tous les affligés.

Etant le protecteur de l’Orthodoxie en Amérique, en vérité la parole de l’Apôtre s’accomplit par toi : là où s’est multiplié le péché, la Grâce a surabondé. C’est pourquoi nous aussi, dans notre indignité, ô bienheureux thaumaturge Jean, nous te supplions : accorde à nos cœurs misérables et endurcis la Grâce à profusion, et apprends-nous à nous aimer les uns les autres, comme toi-même tu as aimé chacun.

Gloireton 5

Réjouis-toi, petit troupeau orthodoxe persécuté et haï de tous, car Dieu t’a donné un grand trésor : dans l’affliction, un admirable consolateur, dans la puante décomposition des mœurs actuelles , un parfum incorruptible et dans l’océan des tempêtes, un îlot tranquille de l’espérance qui ne sera pas confondue.

 

Maintenant
Dogmatique du même ton :

Jadis dans la Mer Rouge fut préfigurée l’image de l’Epouse inépousée. Là ce fut Moïse qui divisa les eaux, ici, Gabriel est serviteur du miracle ; jadis, Israël traversa l’abîme à pieds secs, maintenant, sans semence, la Vierge a enfanté le Christ ; après le passage d’Israël, le mer est demeurée infranchissable ; après l’enfantement de l’Emmanuel, l’Immaculée est demeurée intacte. Ô Toi qui es, qui étais, et qui es apparu en tant qu’homme, Dieu, prends pitié de nous !

 

Entrée, prokimenon du jour

Parémies
[cf lectures pour hiérarque(s) ]: 

1. Proverbes : 10, 7, 6,3,13-16 etc… La mémoire du juste s’accompagne…

2. Proverbes : 10, 31-32; 11, 1-12 : La bouche du juste répand la sagesse

3. Sagesse de Salomon : 4, 7-15 : Le juste, même s’il meurt avant l’âge… 

Litie

stichères de la dédicace de l’église

puis au saint Pontife, ton 6 :

Etant encore dans ta jeune enfance, tu fus touché des paroles du Christ, suivant lesquelles le Seigneur appela les apôtres par ces mots: Suivez-moi, et Je vous ferai pêcheurs d’hommes. Mais, tout en prêtant attention à ces paroles divines, ô Jean pétri d’humilité, jamais tu n’as imaginé que tel serait ton lot comme dernier envoyé de Dieu, prêt à la mort. C’est le Christ Lui-même qui, te connaissant, t’a glorifié. Que ton couronnement soit pour nous un appel à une repentance sans hypocrisie, pour le salut de nos âmes.

Avec foi et amour, homme céleste et ange terrestre, nous vénérons aujourd’hui ta mémoire : tu fus dans le monde plein de troubles un véritable ermite et, mortifiant toutes les passions, tu as atteint les hauteurs spirituelles invisibles, tu as constitué en vérité le miracle le plus éclatant dans la ténèbre de ce siècle : c’est pourquoi, émerveillés de cette immense gloire que tu as acquise dans les cieux, nous fêtons avec componction ta glorification.

Le fils de Sirach dit que le fait d’aimer Dieu représente la véritable sagesse : et ainsi ton divin amour, ô bienheureux Pontife Jean, a paru folie à ce monde corrompu, puisque, suivant la parole de l’Apôtre des Gentils, la prédication de la Croix est folie pour les êtres de perdition. Mais nous, rejetant l’intelligence du monde vain, comme des enfants dans leur simplicité, nous te proclamons bienheureux, ô notre bien-aimé Père Jean.

Gloire et maintenant

ton 8

Mère de Dieu toute Pure, bonne caution des pécheurs et joie très admirable de tous les affligés, avant même que n’advienne la fin, nous convertissant par la pénitence, délivre-nous à jamais des cruels tourments.

Apostiches, ton 8

Toi qui fus le protecteur des adolescents et des nourrissons, rends-nous sages par la simplicité angélique, et les enfants de l’Eglise, préserve-les de la méchanceté de ce monde, donnant à tous l’amour de la pureté, par tes prière, ô saint à l’amour divin.

verset : Ma bouche va faire entendre la sagesse, et mon cœur médite de prudents avis.

Lumière pour ceux qui suivent la voie monastique et allégresse pour ceux qui ont gardé la virginité, constructeur et protecteur des saints couvents, colonne de feu pour l’Eglise orthodoxe, fidèle enfant des Pères saints, ô Jean, thaumaturge de San Francisco, prie afin que tous nous soyons sauvés.

verset : Ecoutez ceci, toutes les nations, prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers.

Prédicateur égal-aux-apôtres de l’Eglise apostolique, divin instructeur de l’Orthodoxie, zélé servant de l’Evangile et sûr protecteur des orthodoxes, prie le Christ Dieu pour qu’Il illumine l’univers et que tous soient sauvés.

Gloire même ton           

Ayant le véritable esprit de dénuement, tu as vaincu définitivement la colère, et ton visage rayonnait toujours d’une joie pascale : père débordant d’amour pour tous, ne connaissant aucune limite dans tes ascèses, jour et nuit tu te plongeais dans la prière : c’est pourquoi, Père Jean, prie que nous soyons tous sauvés.

Maintenant

Theotokion
Souveraine, reçois la prière de tes serviteurs, et délivre-nous de toute nécessité et tristesse.

Tropaire ton 5

Le soin que tu pris de ton troupeau dans son errance* c’est la préfiguration de tes prières * élevées sans cesse pour le monde entier* telle est notre croyance, nous qui connaissons ton amour* Pontife et Thaumaturge Jean !* Tout entier sanctifié par Dieu dans le ministère sacré des très purs Mystères* par lesquels tu t'es toi-même sans cesse affermi* tu as visité ceux qui souffraient, ô très réconfortant guérisseur,* visite-nous tous maintenant pour nous secourir,* nous qui de tout cœur te vénérons.

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Matines 

Après Le Seigneur Dieu nous est apparu… :

Tropaire du saint Pontife Jean (x 2) :

Le soin que tu pris de ton troupeau … 

GloireEt maintenant

Theotokion du même ton :

Avec les Anges dans le ciel, avec les hommes ici-bas, nous te chantons dans l’allégresse, ô Mère de Dieu : Réjouis-toi, porte plus vaste que les cieux, réjouis-toi, unique secours des mortels, réjouis-toi, pleine de grâce, qui dans la chair enfantes Dieu. 

Après le premier cathisme,

sédalen ton 1:

Ton peuple dans le désert, ô Seigneur Tout-Puissant, fut pris de soif et T’appela, et Tu lui donnas un instructeur plein de sagesse et immaculé, ce nouveau Moïse bègue à la faible voix, qui fit sortir les exilés de Chine, comme l’ancien jadis hors d’Egypte, et conduit les âmes de ceux qui l’aiment vers la Jérusalem d’en Haut. 

Gloire

Donne la guérison, dans le désert de corruption, à ceux qui brûlent du feu des multiples passions, ô Christ Dieu plein de miséricorde, et comme jadis l’eau tirée du ferme roc, de même maintenant fait jaillir la componction de nos cœurs, par les prières, ô Maître des choses célestes et terrestres, de ton saint admirable.

Et maintenant

Theotokion :

Quelle est celle qui est pénétrante comme l’aurore, bienfaisante comme la lune, élue comme le soleil ? le Bon Pasteur paissant dans son sein, répond clairement à tous les Orthodoxes : celle-là est Ma Mère toute-bonne, la Vierge toute-belle, qui écrase la tête du diable et donne à ceux qui l’aiment l’allégresse éternelle. 

Après le second cathisme,

sédalen ton 1:

Apôtre plein de grâce des temps sans grâce, imitateur très sage des fous-en-Christ, uni dans ta haute vertu au zèle des jeûneurs, Père Jean, grand thaumaturge, nous t’exaltons.

Gloire

Prompt secours dans les prières, faiseur de miracles admirable et clairvoyant, infatigable gardien des monastères et des églises orthodoxes, Père Jean, sublime Juste, nous te chantons.

Et maintenant

Theotokion :

Eglantine parfumée, encensoir rayonnant, calice débordant de la divine désaltération, en vérité toutes les générations t’appeleront bienheureuse ô Mère de Dieu. 

Polyéléios

puis Mégalinaire :

Nous te magnifions, saint Pontife Jean, et nous honorons ta sainte mémoire, et toi prie pour nous le Christ notre Dieu !(pour les versets intercalés, voir psaume choisi dans commun pour Pontife) 

Sédalen, ton 2

En multipliant tes labeurs, tu as cherché la richesse incorruptible, ô bienheureux, contrant le monde, la chair et le diable, et comme un nouveau stylite, tu n’as jamais reposé sur ton dos, tu as piétiné l’intelligence charnelle de ce siècle corrompu, épanouissant la fleur inflétrissable de l’ascèse orthodoxe : c’est pourquoi toi, l’émule de Siméon le Stylite, notre Père Jean, nous t’exaltons vivement. 

Gloire …

Il ne s’est pas dérobé, notre Père, qui est aux cieux, à nous envoyer même dans ces derniers temps un angélique guide, un vrai archipasteur, livrant sa vie pour ses brebis, ce bienheureux Jean le Thaumaturge à qui tous nous clamons : ô notre consolateur et homme de prière, cithare divine, étoile à l’éclat lumineux dans les ténèbres ! Console-nous toujours et préserve ton troupeau des calomniateurs et des faux-christs jusqu’à la fin. 

Et maintenant

Theotokion :

Ton nom est une myrrhe surabondante, de génération en génération le parfum de tes bienfaits, divine Fiancée toute immaculée, surpasse tout aromate : c’est pourquoi à nous aussi tu accordes la pureté de l’âme, par le nard de tes prières lavant gratuitement de la puanteur du péché le cœur de ceux qui te chantent.

Anavathmi,

1er antiphone du ton 4 :

Depuis ma jeunesse, les passions me combattent… 

Prokimenon, ton 4 :

Elle est précieuse aux yeux du Seigneur, la mort de Ses saints.

Verset : Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’Il m’a donné. (ps. 115)

Evangile

St Jean 10 : 9 - 17 - péricope 36 - 

Après le psaume 50, stichère du ton 6:

ô Jean au nom éponyme de la Grâce, tu t’es révélé un véritable théophore, illuminant le monde paien de la lumière salvatrice, gardien des orthodoxes dans la diaspora, admirable défenseur de ceux qui sont persécutés pour la justice, protecteur plein de force de ceux qui s’opposent au mensonge, ferme hiérarque de l’Eglise conciliaire : notre bien-aimé Maître, supplie avec ardeur le Christ miséricordieux de nous délivrer des tourments infernaux à venir. 

 

Canon au Saint Pontife et thaumaturge Jean Ton 4 

ODE 1

Hirmos : Ayant cheminé à pied sec dans les profondeurs de la Mer Rouge, l'Ancien Israël vainquit au désert la puissance d'Amalec, grâce aux mains de Moïse étendues en forme de croix.

Il est bon de chanter ceux qui ont plu à Dieu, au nombre desquels pour notre allégresse resplendit saint Jean, consolant et soignant ceux qui l'invoquent et nous enseignant par l'exemple de son existence fertile en labeurs à rivaliser dans l'aide à ceux qui sont dans le malheur.

Ô désirs du cœur aimant Dieu ! Tu as aspiré dès ta prime enfance à combattre pour la vérité ! Tellement t'avaient captivé les récits de la multitude des saints admirables qui n'ont pas épargné leur vie pour la vérité divine.

Tu te trouvas temporairement à hésiter pour choisir entre la voie militaire ou civile, mais tu perçus dans ton âme une pensée plus forte : te donner tout entier au service de la sainte Eglise du Christ.

Theotokion : Ton âme magnifie, ô Souveraine, notre Seigneur et ton esprit se réjouit en Celui qui est Dieu Sauveur et ton Fils. Et comment oserons-nous chanter ton hymne, si tu n'avais toi-même consenti à dire prophétiquement que toutes les générations te proclameront bienheureuse.

 

ODE 3

Hirmos : : L'Eglise se réjouit en Toi, ô Christ, te criant : Tu es ma force, ô Seigneur, mon refuge et mon affermissement.

Célébrant avec joie ta mémoire, ô notre archipasteur et instructeur, nous nous prosternons devant tes reliques vénérables et incorrompues.

Tu as reçu la sainte tonsure, tu as revêtu toutes les armes divines, luttant contre les esprits subtils du mal et en triomphant.

Tu n'as pas donné de repos à tes yeux, tu ne t'es pas allongé sur une couche, te faisant ainsi l'émule des pères anciens, ô ascète !

Theotokion : Jeune enfant choisie par Dieu, amenée au Temple du Seigneur, élevée dans le Saint des Saints du Temple, en vérité tu es au-dessus de tous , Vierge pure.

 

ODE 4

Hirmos : Te voyant suspendu à la croix, ô Soleil de justice, l'Eglise reste interdite, clamant à juste titre : gloire à Ta puissance, Seigneur !

Ô instructeur d'une multitude de hiérarques russes, initiateur de l'Eglise de la diaspora, tu fus toi-même un sommet d'amour. C'est pourquoi, saint Jean, l'assemblée des fidèles t'a appelé le prodige de nos temps et le bastion des ascèses.

« Si vous voulez voir un saint vivant, visitez la ville de Bitol, ô gens, et contemplez le Père Jean » : ainsi parlait le fameux hiérarque serbe, enthousiasmé par les mœurs et les actions de Jean.

Les jeunes Carpatho-Russes, boursiers du séminaire serbe, parlaient de toi avec une grande dévotion, évoquant ta sévérité pour toi-même et ton amour à leur égard, et comment tu traçais le signe de la croix, circulant au milieu de ceux qui dormaient, protègeant leur repos.

Theotokion : Très pure Mère de notre Seigneur et Vierge, qui prends en pitié même tes serviteurs très pécheurs, comme trésor tout opulent de miséricorde, renouvelle-nous qui sommes infiniment coupables, ô intercession et allégresse de tous les affligés !

ODE 5

Hirmos : Tu es venu, mon Seigneur, comme la Lumière dans le monde, Lumière sainte qui tire des ténèbres de l'ignorance ceux qui Te chantent avec foi.

Tu fus un véritable imitateur du Christ, livrant ta vie pour ton troupeau et tu te tiens sans honte devant le Chef des Pasteurs.

Le don de guérison te fut donné dès ton sacerdoce, tu l'as multiplié au jour de ton épiscopat et tu l'as perfectionné dans l'existence éternelle de l'au-delà.

Tu fus le collaborateur du vénérable Nahum dans les guérisons, visitant avec sa sainte icône les maisons des gens souffrants.

Theotokion : Mère de Dieu et Vierge, aide précieuse de l'univers, guérisseuse de nos âmes et nos corps, écoute-nous qui te prions en ce jour.

ODE 6

Hirmos : Préfigurant ton ensevelissement de trois jours, Jonas dans la baleine clamait en priant : délivre-moi de la corruption, ô Jésus Roi des puissances.

Ô admirable Pontife, ton Maître le Christ t'a révélé comme édificateur et instructeur de Sa sainte Eglise, doté de la Grâce dans le don de consolation et de guérison.

Tu te hâtais dans les maisons des souffrants et les hospices des malades auprès des infirmes que le Seigneur t'indiquait, en dispensateur de Ses très purs Mystères.

Tu t'es manifesté aux enfants comme un intercesseur pour leur santé, ô saint Jean, transformant l'affliction de l'âme des parents en joie, et tu t'es montré pour tous ceux qui sont dans l'âge mûr un secours d'envergure.

Theotokion : Ô Mère de Dieu et Vierge, tous les saints te célèbrent dans l'allégresse et en toi , nous tous tes serviteurs très pécheurs, nous espérons : exulte et réjouis-toi, Mère du Christ Tout-Puissant.

Kondakion ton 4

Ton cœur étreint tous ceux qui prient avec amour, ô Pontife Jean, et commémorent l'exploit de ta vie ascétique. Sans douleur fut ton paisible repos, fidèle servant de la Très Pure Conductrice.

 

Ikos

En vérité il fallait à l'Eglise orthodoxe un tel hiérarque, dont le monde entier se trouvait indigne : un ardent célébrant des Mystères divins, animé d'une sublime piété, qui a préservé pures et intactes les règles ecclésiales. Lui donc, le pasteur, réchauffe nos cœurs, affermit dans la foi et répand sur nos afflictions la rosée des consolations et nous enseigne à tous la dévotion afin qu'à nous aussi, dans notre infirmité, soit accordé de demeurer inséparablement de lui dans le Royaume divin.

 

ODE 7

Hirmos : Dans la fournaise perse, les enfants d'Abraham, embrasés par l'amour de la piété plus que par les flammes s'écriaient : Tu es béni, Seigneur, dans le Temple de Ta gloire !

Au monastère de Lesna, une moniale te vit prier dans une nuée lumineuse, au-dessus du sol, devant l'icône de la Mère de Dieu d'Ibérie que tu aimais tant, tout resplendissant des rayons incréés. Emerveillés par la grandeur d'une telle sainteté, nous chantons avec dévotion à Dieu : Tu es béni dans l'Eglise de Ta gloire, Seigneur !

Dans l'église de Changhaï une vision admirable fut révélée à la moniale Augusta : car elle vit le feu du ciel descendre dans le saint calice alors que célébrait saint Jean. Nous émerveillant de la manifestation d'une telle grâce, nous chantons pieusement à Dieu : Tu es béni dans l'Eglise de Ta gloire, Seigneur !

Dans un hôpital brésilien s'accomplit un très glorieux miracle : le bon pasteur Jean fit le signe de croix et dit d'une voix forte à la jeune femme juive qui agonisait : Christ est ressuscité ! Et celle-ci se leva de sa couche mortelle, au grand émerveillement des médecins et clama : Tu es béni dans l'Eglise de Ta gloire, Seigneur !

Theotokion : Par ta protection, ô Souveraine bénie de toutes les générations, préserve tes serviteurs de tout malheur et de toute épreuve, et garde-nous indemnes des filets des péages aériens à l'heure du tourment afin que nous te chantions à jamais : tu es béni entre les femmes, toi qui as enfanté le Libérateur de nos âmes !

ODE 8

Hirmos : Daniel, étendant les mains dans la fosse, ferma la gueule des lions; et les enfants ceints de vertu dans le zèle de leur piété, éteignirent la puissance du feu tout en s'écriant : toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur !

Imitant l'esprit ardent de Melety le sans-sommeil, tu ne t'es pas allongé sur ton dos, ajoutant labeurs sur labeurs. C'est pourquoi tu n'es pas privé d'un repos indicible dans les cieux et tu goûtes maintenant pour l’éternité à la douceur de contempler face à face Jésus très doux.

Tu fus doté du don de prophétie, à raison de la chaste pureté de ton âme et de ta grande humilité. Et tu es apparu en songe à bien des gens, les délivrant de la mort et des embûches, nous montrant fidèlement, juste Jean, la voie du Salut.

Ô célébrant de l'Eglise universelle, tu es apparu comme l'Apôtre de ces derniers temps : c'est pourquoi même après la mort, par ton parfum d'incorruptibilité, tu prêches à l'univers l'Orthodoxie.

Theotokion : Toi l'échelle céleste menant de la terre aux cieux, et par laquelle Dieu le Verbe est descendu chez les hommes, Pure et Bénie, miracle ineffable, vision incompréhensible, sauve ceux qui accourent à toi.

 

ODE 9

Hirmos : Le Christ , en pierre d’angle que nulle main n’a taillée, fut taillé de toi, ô Vierge, montagne inviolée ; c’est Lui qui réunit les natures séparées : aussi, pleins d’allégresse et de joie, Mère de Dieu, nous te magnifions.

Tu as séché les larmes de maints affligés par tes prières à Dieu, et tu prépares aux âmes qui t'aiment, ô Jean à la prompte écoute, la joie éternelle.

Le nouveau Chrysostome, ange de l'Eglise d'Ochrid, Nicolas, parlait ainsi de toi : Prêtez attention, mes enfants, au Père Jean : car c'est un ange dans le vêtement humain.

Montrant la sagesse de ce monde comme insensée, tu as joué dans le Temple avec de petits enfants, leur montrant comme à nous que c'est seulement à ceux qui sont humbles et simples comme les enfants qu'est donné le Royaume céleste.

Theotokion : Tu es devenue, ô Vierge toute bénie, le palais de la Lumière qui illumine tout et révèle ton élu comme luminaire. Et maintenant, dissipant l'obscurité des passions, toi seule toujours Vierge, délivre-nous qui accourons à toi de la ténèbre des tourments éternels.

 

Exapostilaire ton 2

Qui scrutera le mystère de la piété : approchons plutôt avec foi de tes reliques et, puisant avec gratitude la Grâce intarissable, nous serons illuminés.

Gloire … et maintenant …

Tu es devenue Mère de la Lumière. C'est pourquoi nous te crions avec componction : réjouis-toi, flambeau tout illuminé qui fait resplendir au monde le Soleil salvifique.

 

Stichères des Laudes ton 8

(idiomèle : Comment vous appelerons-nous

 

Comment t'appelerons-nous, ô très admirable Jean ? le très sage, toi qui assumais la folie-en-Christ ; le candide, toi qui pratiquais l'innocence à l'égard de tous ceux qui cherchaient à te nuire ; l’habitant céleste, toi qui par ton ardente prière comme sur un char t'es élevé aux cieux à la manière d'Elie ; l’étranger, en ce que tu n'as posé nulle part ta tête en ce monde. C'est pourquoi, t'étant tressé une couronne incorruptible, ô notre hiérarque plein de bonté, prie le Christ pour nous tous.

 

Comment t'appelerons-nous, ô Jean digne de louanges ? Tourterelle, car tu voletais à toute heure au ciel par la prière ; Blanche colombe, tenant en tes lèvres le rameau d'olivier qui nous apporte du paradis l'espoir du salut, afin qu'élevant au ciel notre esprit, nous ne craignions point l'antéchrist approchant, nous qui t'avons comme intercesseur tout en Dieu.

 

Gloire … ton 2

Ô miracle nouveau qui dépasse les pensées de ce monde ! Qui a vu ce soleil caché dans la nuée de l'humilité ? Qui a connu ce juste dans le monde pécheur ? Car ce monde misérable, même au jour de ta glorification, ô Père tout admirable, ne consentait pas à te vénérer, criminellement dépourvu de zèle pour la gloire divine. Pourtant, nous qui sommes indignes, dans la joie et l'allégresse, nous te chantons : Réjouis-toi, arc-en-ciel très radieux, unissant ceux qui t'aiment à Dieu ! réjouis-toi, colonne de l'Eglise et inébranlable affermissement de tous les Orthodoxes ! Réjouis-toi, hâvre très tranquille pour les âmes dans l'amour de Dieu ! Réjouis-toi, notre hiérarque plein de bonté !

Et maintenant …

Tu es toute bénie, Vierge Mère de Dieu, car Celui qui a pris chair de toi a triomphé de l’enfer ; par lui Adam et Eve furent délivrés de la malédiction, la mort fut mise mort et nous avons été vivifiés; c’est pourquoi, élevant nos voix, nous chantons : Béni sois-Tu, ô Christ notre Dieu qui l’a voulu ainsi, gloire à Toi !

Grande Doxologie
Tropaire :
Le soin que tu pris de ton troupeau … 

Gloire … maintenant …
Théotokion du même ton
Ecténie et Congé
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Liturgie
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Béatitudes : huit tropaires tirés du canon aux odes 3 et 6
Prokiménon ton 6 :
Elle est précieuse aux yeux du Seigneur, la mort de Ses saints.
verset : Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’Il m’a donné.
Epître aux Hébreux 13 : 17-21, péricope 335
Alléluia, ton 4 : Les justes crient, le Seigneur les écoute,
et de toutes leurs angoisses Il les délivre.
verset : Nombreuses sont les tribulations des justes,
mais le Seigneur les délivre de tout mal.
Evangile selon saint Luc 6 : 17-23, péricope 24
Verset de communion : En mémoire éternelle sera le juste.

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Prière à notre Père parmi les Saints Jean,

Thaumaturge de Changhaï et de San Francisco

Ô merveilleux Pontife Jean, tu as tellement élargi ton cœur qu’y a aisément trouvé place la multitude de ceux qui te vénèrent, venus de nations et de peuples divers.
Considère l’indigence de nos paroles qui t’est offerte cependant avec amour et aide-nous, ô toi qui as trouvé grâce devant Dieu, à nous purifier de toute souillure de la chair et de l’esprit, servant le Seigneur avec crainte et nous réjouissant avec tremblement.
Et que te donnerons-nous en échange de cette joie que nous avons ressentie, en contemplant dans le saint temple tes reliques sacrées tout en glorifiant ta mémoire. En vérité, nous n’avons rien à te donner, si ce n’est de commencer à nous corriger, devenant nouveaux, d’anciens que nous étions.
Sois notre intercesseur pour ce renouvellement de la Grâce, ô saint Jean, toi qui es passé de ce monde temporaire à l’autre vie, éternelle, pour laquelle t’a instruit la Très Pure Souveraine, la Conductrice de la diaspora russe hors-frontières, par son icône miraculeuse de la Racine de Koursk, dont tu te trouvais le compagnon de route au jour de ton décès et en qui tu exultes maintenant dans le chœur des saints, glorifiant le Dieu unique glorifié dans la Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles, amen.

 

 

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